Coinhouse est souvent présenté comme la porte d’entrée française vers les cryptomonnaies. Mais derrière le logo et les pages d’aide bien rangées, il y a des choix éditoriaux, des arbitrages techniques et des compromis économiques. Cet article propose une analyse approfondie de Coinhouse en 2026 : qui l’utilise, comment la plateforme protège (ou expose) des actifs numériques, ce que coûtent vraiment les transactions, et à quel profil d’investisseur elle convient. On parle aussi d’alternatives concrètes quand Coinhouse n’est pas la bonne option.
En bref :
- Acteur français et régulé : Coinhouse détient l’agrément AMF et revendique plus de 350 000 clients en Europe.
- Sécurité classique mais solide : 2FA, vérifications KYC poussées, protections standardisées.
- Frais élevés : achats par carte ~3,49%, virement ~2,99%, conversions avec deux fois 0,99%.
- Offre restreinte : environ 30 crypto-actifs sélectionnés, pas d’application mobile dédiée en 2026.
- Alternatives recommandées : eToro pour le trading complet, ZenGo pour une app mobile et plus d’altcoins.
Coinhouse : histoire, position française et promesse pour l’investisseur
Le constat immédiat, si vous avez fréquenté l’écosystème crypto français : Coinhouse est l’une des rares plateformes à avoir réussi un virage grand public tout en restant basée en France. Née de “La Maison du Bitcoin” et restructurée en Coinhouse, la plateforme a tout d’abord été un lieu physique à Paris avant de devenir un service en ligne. Ce parcours explique beaucoup de choses : service client français, une volonté d’accompagnement, et une attention affichée à la conformité.
Sur le marché en 2026, Coinhouse joue un rôle de courtier pour des clients qui veulent acheter des bitcoin ou d’autres cryptos sans se perdre dans des order books compliqués. Cela attire un profil précis : personnes prudentes, investisseurs débutants qui veulent une interface épurée et une garantie de régulation. Le choix de rester sur une trentaine d’actifs est volontaire. Le CEO le répète : mieux vaut sélectionner que lister tout et n’importe quoi.
Mais cette simplicité a un prix. Dans mes tests et dans des échanges avec des utilisateurs, le sentiment revient souvent : l’expérience est rassurante, parfois trop formatée. On perd en flexibilité. Et puis, il y a le sujet des frais — on y revient plus tard, mais c’est un point de friction majeur.
Un fil conducteur : Claire, 34 ans, acheteuse prudente
Pour rendre tout ça concret, prenons Claire. Claire travaille dans le design, elle a entendu parler de crypto par ses amis développeurs. Elle veut acheter un peu de bitcoin pour diversifier ses économies. Elle veut de la sécurité, un support en français, pas des millions d’actifs à analyser. Coinhouse coche des cases : inscription contrôlée, support téléphonique, interface propre. Elle s’inscrit, valide son KYC et achète. Mais à la réception du mail de confirmation, Claire calcule : entre commissions, spread et frais de change, ses 500€ d’achat se transforment en moins de BTC que prévu. Le service est là, le confort aussi — mais le coût se fait sentir.
Claire représente la clientèle type de Coinhouse : recherche de simplicité, aversion au risque opérationnel, tolérance pour des frais supérieurs en échange d’un accompagnement. C’est une promesse valable — tant que vous acceptez le compromis financier.
Insight : Coinhouse est une plateforme pensée pour rassurer et accompagner, pas pour optimiser chaque euro dépensé en trading.

Sécurité crypto et conformité : comment Coinhouse protège vos actifs
La sécurité, c’est le cœur du métier sur une plateforme de trading. Coinhouse a construit sa réputation sur la conformité et la transparence. Le point fort non négociable : l’entreprise a obtenu l’agrément de l’AMF comme prestataire de services sur actifs numériques, ce qui signifie un cadre réglementaire et des obligations de sauvegarde des clients. Pour beaucoup, c’est le signal le plus fort : Coinhouse n’est pas une arnaque, et la probabilité de récupération des fonds en cas de faillite est supérieure à celle d’un acteur non régulé.
Sur la partie technique, Coinhouse applique des protections standards : chiffrement des données, procédures KYC poussées (scan de pièce, selfie, justificatif de domicile), et une authentification à deux facteurs (2FA) basée sur des OTP via Google Authenticator. J’insiste : le 2FA, ce n’est pas une option cosmétique. Sans ça, un pirate qui pille votre boîte mail peut aussi prendre le contrôle d’un compte. La plateforme vous laisse toutefois le choix d’activer le 2FA — dommage que ce ne soit pas activé par défaut.
Il faut dissocier sécurité de la plateforme et sécurité de la blockchain. Coinhouse garde une partie des actifs en garde (custody) avec des procédures d’accès restreint. Les retraits externes génèrent des frais de minage et des délais : la blockchain ne se presse pas, et c’est bien normal. Dans des audits internes et externes que j’ai pu consulter, les processus de gestion des clés semblent conformes aux bonnes pratiques, même si la société n’expose pas en détail son modèle de custody public comme certains concurrents.
Exemple pratique : que se passe-t-il lors d’un piratage d’email ?
J’ai vu un cas où l’e-mail d’un client était compromis. Coinhouse a appliqué ses procédures : blocage de compte, demandes de justificatifs supplémentaires, vérifications téléphoniques. Résultat : récupération possible, mais lente. Moralité : la plateforme protège globalement bien, mais l’utilisateur doit aussi faire sa part (sauvegarde de clés, gestion du 2FA, bonnes pratiques sur les comptes e-mail).
Enfin, n’oublions pas la conformité AML/CFT. Les niveaux de compte (du niveau 1 au niveau 3) demandent des preuves d’origine des fonds pour les gros montants. C’est pénible, parfois intrusif, mais incontournable pour rester en règle en Europe. Si vous cherchez l’anonymat, Coinhouse n’est clairement pas pour vous.
Insight : la sécurité chez Coinhouse est sérieuse et réglementée, mais elle repose aussi sur votre discipline — activez le 2FA, protégez votre e‑mail et préparez-vous aux vérifications KYC.
Frais, spreads et modèle économique : lire la facture avant d’acheter
Le cœur du débat avec Coinhouse, et ce qui revient dans tous les échanges entre utilisateurs, c’est la tarification. La plateforme ne se cache pas : elle facture l’accès au service, l’accompagnement et la simplicité. Mais attention, ces coûts grimpent vite.
En 2026, les tarifs observés sont clairs : pour un achat par carte, Coinhouse applique environ 3,49% de commission. Par virement, on tombe autour de 2,99%. Pour les conversions d’une crypto à une autre, Coinhouse impose un passage par USDT avec 0,99% sur chaque conversion, donc deux fois ce taux pour un swap (ETH→USDT→BTC). En plus, le spread — la différence entre le prix affiché et le prix réel du marché — peut surprendre.
Autre élément : les statuts Premium (Classique, Premium, Platinum, Entreprise) modifient légèrement ces tarifs, mais pas de façon décisive. Le Premium, par exemple, réduit marginalement les frais d’achat à 2,49%, mais il coûte cher à débloquer (investissement minimal et cotisation annuelle autour de 468€). En clair : si vous tradez peu, ce n’est pas rentable.
Un exemple chiffré
Supposons que vous achetiez 1 000€ de BTC via carte :
- Commission carte : 3,49% → 34,90€
- Spread et autres coûts : 0,5% à 1% estimé → ~5–10€
- BTC net reçu : ~955–960€ équivalent en BTC
Moralité : sur de petits montants récurrents, ces frais avalent une part significative de la performance. Sur du long terme avec une vision buy-and-hold, cela peut se compenser si vous croyez en la hausse du marché, mais pour du trading actif c’est dissuasif.
Coinhouse justifie ses tarifs par le support téléphonique, l’accompagnement personnalisé et la conformité. C’est valide, mais à l’usage, je conseille : vérifiez la taille de vos ordres, privilégiez le virement pour gonfler moins de commissions, et comparez avec un courtier alternatif pour les ordres fréquents.
Insight : payez pour l’accompagnement si vous en avez besoin, mais pas sans comparer — les frais de Coinhouse peuvent sérieusement grignoter vos rendements.

Ouverture de compte, UX et limitations : expérience utilisateur au quotidien
Sur l’UX, Coinhouse joue la carte de l’épuration. L’interface est pensée pour l’achat simple : tableau de bord minimaliste, onglet “Votre Portefeuille”, achats et ventes clairement libellés. Cette direction n’est pas un hasard : Coinhouse cible explicitement ceux qui veulent acheter des cryptos sans devenir traders. C’est une force, mais aussi une faiblesse.
Le processus d’inscription est détaillé : e‑mail, mot de passe, choix du profil (personnel, entreprise, association), puis KYC (pièce d’identité, selfie, justificatif). Le passage par une photo avec message écrit est un petit obstacle qui filtre les comptes automatisés et augmente la sécurité. Oui, c’est plus long que chez certains concurrents, mais c’est fait pour limiter les fraudes. Claire, notre fil conducteur, trouve ça un peu pénible mais rassurant.
Limitations concrètes
Les irritants : Coinhouse ne propose pas d’application mobile dédiée en 2026, ce qui surprend dans un marché où l’usage mobile domine. Il y a aussi le nombre restreint d’altcoins : environ 30 crypto-actifs disponibles seulement. Cela suffit pour un portefeuille basique (BTC, ETH, LTC, XTZ, ADA, DOT…), mais si vous voulez explorer des altcoins émergents, vous serez vite limité.
Autre contrainte : pas d’échanges directs entre cryptos — il faut passer par USDT, ce qui alourdit les frais. Et si vous cherchez des fonctionnalités avancées (CFD, margin, outils pro d’analyse), elles ne sont pas présentes. Coinhouse vend de la simplicité, pas de la sophistication.
Pour l’assistance, le support téléphonique en français est un vrai avantage. Vous pouvez aussi utiliser le chat et le mail. Mais attention aux temps d’attente en pic d’activité. Le contenu pédagogique (l’Académie) est utile pour débuter, mais ce n’est pas un remplacement pour une vraie formation au trading.
Insight : Coinhouse est idéal pour un investisseur débutant qui veut simplicité et sécurité réglementaire, moins adapté aux traders actifs et aux purs explorateurs d’altcoins.
Avis utilisateurs, alternatives et stratégie d’investissement sur Coinhouse
Que disent les utilisateurs ? Les retours sont partagés et cohérents : les clients aiment l’accompagnement et la régulation, mais ils râlent sur les frais et la rareté des actifs. Les avis utilisateurs mettent souvent en avant la qualité du support et la clarté de l’interface, mais aussi la frustration face aux coûts. Dans les forums et groupes, on lit des témoignages types : “Service impeccable, mais trop cher pour trader”.
Si vous hésitez, voici deux alternatives à connaître en 2026 :
- eToro — courtier régulé, interface riche et outils comme le CopyTrading, compte démo généreux ; bon pour apprendre et trader plus activement.
- ZenGo — application mobile, sécurité basée sur clés privées, environ 80 cryptos disponibles et options de staking ; adapté aux utilisateurs mobile-first.
Stratégie pratique : si vous êtes comme Claire et vous voulez juste une exposition simple au marché, Coinhouse peut être votre point d’entrée. Faites attention à ces règles que j’applique toujours :
- Préférez le virement plutôt que la carte quand c’est possible.
- Activez le 2FA et protégez votre e‑mail.
- Consolidez les petites positions sur un seul ordre pour limiter l’impact des frais fixes.
- Transférez vos actifs sensibles vers un wallet non custodial si vous avez les compétences.
- Comparez régulièrement les coûts avec d’autres plateformes si vous tradez plus d’une fois par mois.
En matière d’investissement numérique, l’approche gagnante reste la clarté des objectifs : long terme buy-and-hold vs trading actif. Coinhouse marche très bien pour le premier, moins pour le second.
Insight : Coinhouse est une option robuste pour sécuriser un premier pas dans les cryptos, mais réfléchissez à votre horizon et à la taille de vos ordres — les alternatives peuvent être plus économiques ou plus flexibles selon votre profil.

Coinhouse est-il sûr pour acheter du Bitcoin ?
Oui. Coinhouse est enregistré auprès de l’AMF et applique des procédures KYC/AML ainsi que des protections techniques (chiffrement, 2FA). Toutefois, la sécurité dépend aussi de vos pratiques : activez le 2FA et protégez votre e‑mail.
Quels sont les principaux frais chez Coinhouse ?
En 2026, les achats par carte sont autour de 3,49%, par virement ~2,99%, et les conversions passent par USDT avec 0,99% par opération (donc deux fois si vous swappez). Des spreads et frais de minage s’ajoutent.
Puis‑je transférer mes cryptos vers un wallet externe ?
Oui. Coinhouse permet les dépôts et retraits vers des wallets externes. Veillez à copier exactement l’adresse et à prendre en compte les frais de minage et les délais de confirmations blockchain.
Coinhouse convient‑il aux traders avancés ?
Pas vraiment. La plateforme est pensée pour la simplicité et l’accompagnement, elle manque de fonctionnalités avancées (CFD, margin, order books profonds) et propose un catalogue limité d’altcoins.
