Le buzz est réel : un petit constructeur joue la carte de la nostalgie et du tangible en proposant un téléphone qui ressemble beaucoup à ce que les fans de BlackBerry ont toujours regretté — le clavier, la rigidité du format, la promesse d’un objet pensé pour travailler. Le Titan 2 d’Unihertz n’est pas qu’une réédition nostalgique : c’est un smartphone Android moderne, lancé via une campagne de financement participatif qui a explosé les attentes. Pour les amateurs de clavier physique, pour ceux qui veulent échapper à la tyrannie des grands écrans tactiles, et pour les curieux de la technologie qui aiment tester des compromis, ce téléphone mérite qu’on creuse un peu plus.
Dans les pages qui suivent je raconte comment j’ai suivi le projet à la loupe avec Lucie — cheffe produit et ancienne adepte du BlackBerry Passport — et je détaille ce que ce type d’appareil implique en termes d’usage, de connectivité, de système d’exploitation et de sécurité. On ne fait pas une cure de nostalgie sans se poser les vraies questions : est-ce qu’un clavier physique a encore du sens en 2026 ? Le Titan 2 peut-il réconcilier les vieux fans et les usages modernes ?
Si vous cherchez un ton concret, sans langue de bois, vous êtes au bon endroit. Je casse les idées reçues, je montre des exemples concrets, et je partage des réflexes utiles — du transfert de données à la personnalisation des touches — pour que vous puissiez décider si ce téléphone mérite une place dans votre poche ou sur votre bureau.
Contexte clé : campagne lancée le 24 juin, objectif dépassé avec plus de 800 000 dollars récoltés (objectif initial : 100 000 $), tarif de lancement 269 $, livraisons prévues dès octobre 2025. Le Titan 2 tourne sous Android 15, compatible 5G, écran principal 4,5 pouces, écran secondaire 2 pouces, double capteur 50 Mpx + 8 Mpx et un clavier rétroéclairé programmable.
En bref :
- Titan 2 : smartphone Android inspiré du BlackBerry Passport, ciblant les fans de clavier physique.
- Campagne Kickstarter lancée le 24 juin, > 800 000 $ collectés sur un objectif de 100 000 $.
- Fiche moderne : Android 15, 5G, double capteur 50 Mpx + 8 Mpx, écran 4,5″.
- Clavier programmable, gestes pour déplacer le curseur et défiler — conçu pour la productivité.
- Prix attractif de lancement : 269 $, livraisons à partir d’octobre 2025.
Le Titan 2 : un smartphone qui ravive la flamme des fans de BlackBerry
Le constat est simple : le BlackBerry classique n’a pas survécu à l’arrivée massive des smartphones tactiles, mais il reste une mythologie pour beaucoup. Lucie, que j’ai rencontrée en conférence, l’exprime bien : elle a quitté BlackBerry parce que l’écosystème s’est effondré, mais la sensation du clavier, l’efficacité au quotidien, lui manquent encore. Le Titan 2 arrive comme une tentative de réconciliation entre ce qui faisait la force de BlackBerry — le clavier physique, la sobriété du format — et les besoins d’un utilisateur moderne.
Unihertz a visé juste en misant sur l’identité visuelle du Passport : ratio carré, clavier intégré, écran principal réduit. Mais ce n’est pas une capsule temporelle. Le téléphone adopte Android 15, prend en charge la connectivité 5G, et embarque une fiche technique qui tient la route. L’idée n’est pas de faire un gadget rétro, c’est de proposer un compromis : garder le geste d’écrire sur des touches physiques tout en ayant accès à l’écosystème Android, aux apps, et aux services modernes.
Ce positionnement a eu un effet immédiat sur la campagne lancée le 24 juin : l’objectif de 100 000 $ a été balayé, et la cagnotte dépasse les 800 000 $. Ce n’est pas juste de la nostalgie payante — c’est la preuve que certains usages sont toujours demandés. Les fans de BlackBerry ne veulent pas un musée, ils veulent un outil. Le prix de 269 $ proposé lors de la campagne est une variable intéressante : il positionne le Titan 2 comme un smartphone abordable, pas comme un collector hors de prix.
Évidemment, il y a un jeu d’équilibre : qui est la cible exactement ? Des professionnels en quête d’efficacité, des nostalgiques, des développeurs curieux ? Probablement un peu de tout ça. Lucie, par exemple, a commandé un exemplaire pour tester la redéfinition de ses flux de travail : mail, chat, gestion de tâches. Son pari — qui est aussi le nôtre en lisant ces lignes — est que le clavier physique, quand il est bien pensé, n’est pas un anachronisme mais un outil d’efficience.
Au final, le Titan 2 offre une réponse concrète à une question de design et d’usage : peut-on réinventer un concept historique sans renier la modernité technique ? Oui, si on accepte des compromis. Insight : la nostalgie attire l’attention, mais c’est l’utilité quotidienne qui fidélise.

Design et clavier physique : hommage au BlackBerry Passport, pas une réplique
Le design du Titan 2 est sans équivoque : il renvoie au BlackBerry Passport par son format carré et son clavier intégré. Mais le trick, c’est dans la mise en œuvre. Le clavier est rétroéclairé, chaque touche est programmable, et les touches servent aussi à des gestes : déplacement du curseur, défilement, appui long pour lancer une app. C’est là que la promesse devient concrète.
J’ai poussé Lucie dans ses scénarios d’usage : rédaction d’e-mails, navigation dans un long fil Slack, édition rapide de textes. Le clavier permet de limiter l’usage de l’écran tactile pour certaines tâches répétitives. C’est un gain réel d’efficacité, notamment quand on compose du texte en contexte professionnel. Le petit bémol : l’apprentissage. Les gestes et la programmation demandent un temps d’adaptation. Mais une fois acquis, ils deviennent naturels.
Un autre détail qui fait la différence : la qualité mécanique des touches. Un clavier physique mal calibré ruine l’expérience. Unihertz a mis l’accent sur la course et le feedback haptique, ce que l’on ressent immédiatement en tapant. Et pour ceux qui veulent garder leur smartphone habituel, il existe des alternatives comme la coque Clicks qui ajoute un clavier without changing brand — un bon pont pour qui hésite à changer de téléphone.
Le format réduit du Titan 2 implique aussi des choix : écran 4,5 pouces, ratios différents d’un téléphone moderne. Ça signifie moins d’espace pour le multitâche affiché mais plus de confort pour la tenue en main et une meilleure lisibilité en mode portrait. Le second écran de 2 pouces au dos ouvre des usages créatifs : notifications visibles sans réveiller le système, raccourcis, affichage rapide d’informations — une touche d’innovation utile, pas seulement gimmick.
Enfin, l’esthétique et la robustesse renvoient à une époque où le téléphone était pris pour un outil sérieux. Ici, on retrouve cette sensation, sans renoncer à la connectivité moderne. Insight : le clavier physique n’est pas un retour en arrière, c’est une autre manière d’interagir, plus intentionnelle.
Fiche technique et connectivité : Android 15, 5G et capteurs pensés pour 2025
Passons aux chiffres qui comptent : le Titan 2 tourne sous Android 15, prend en charge la 5G, et embarque un duo photo arrière de 50 mégapixels et 8 mégapixels. L’écran principal mesure 4,5 pouces, tandis qu’un écran secondaire de 2 pouces est intégré sur le dos. Pour un téléphone inspiré d’un classique de 2014, c’est un choix de composants qui le place dans la course en 2025-2026.
Pourquoi Android 15 ? Parce qu’un système d’exploitation moderne est indispensable pour assurer la compatibilité avec les applications, la sécurité et les mises à jour. Sur ce point, choisir Android plutôt que BlackBerry OS était logique : succès d’un projet comme celui-ci dépend de l’accès aux apps et services. Cela dit, l’enjeu devient ensuite de maintenir des mises à jour régulières — un point sur lequel il faudra rester vigilant au-delà de la campagne de financement.
La connectivité n’est pas secondaire : support 5G, Wi‑Fi récent, Bluetooth. Pour les professionnels qui déplacent des volumes de données, la 5G peut être un vrai plus. Mais attention : la 5G c’est un outil, pas une ontologie. Si vous vivez dans une zone mal couverte, sa valeur est limitée. Lucie l’a mesuré en alternant réseau mobile et partage de connexion depuis un laptop — le Titan 2 tient la charge et gère bien la bascule réseau.
Sur la photo, 50 Mpx offre une marge pour recadrer, tandis que l’objectif secondaire 8 Mpx sert souvent pour grand-angle ou profondeur. Ce n’est pas un photophone de référence, mais pour un public professionnel qui n’a pas besoin du meilleur capteur, c’est amplement suffisant. L’écran secondaire de 2 pouces ajoute des scénarios pratiques : contrôles rapides, affichage d’une notification prioritaire, ou même une mini vitrine pour une carte d’identité numérique.
Côté autonomie, le format compact et la taille d’écran permettent des gains réels : moins de surface d’affichage, moins de consommation en veille. Reste la contrainte batterie liée à l’usage de la 5G et du multitâche. Les premiers retours de backers après livraison (octobre 2025) signalent une autonomie correcte, pas extraordinaire — ce qui est honnête et cohérent avec ce type d’appareil. Insight : la fiche technique montre que l’on peut marier héritage et performance sans compromis idéologique.

Usages concrets : productivité, sécurité et intégration dans un écosystème moderne
Mettons la théorie au service du quotidien. Le vrai test d’un téléphone comme le Titan 2, c’est comment il change (ou pas) la manière dont on travaille. Lucie l’a intégré à son workflow : mail pro, agenda, gestion de tickets. Le clavier physique change la dynamique : on compose plus vite, on corrige sans appuyer l’écran, on navigue dans des listes longues avec des gestes sur les touches. Ce n’est pas magique, c’est pragmatique.
La programmabilité des touches est un atout sous-estimé : assigner des raccourcis pour ouvrir un client mail, lancer une app de prise de notes, ou déclencher un appel Zoom réduit les micro-frictions. Ce sont ces micro-frictions qui, cumulées, grèvent la productivité. Pour les professionnels, ces raccourcis sont une vraie valeur ajoutée.
Sur la sécurité, plusieurs points méritent d’être soulevés. D’abord, un système d’exploitation à jour aide — Android 15 apporte des améliorations de sécurité. Ensuite, la présence d’un clavier physique modifie le risque : il y a moins d’interactions tactiles publiques (les regards ne suivent pas toujours un doigt sur l’écran). Mais cela n’élimine pas les risques : gestion des identifiants, chiffrement des données, et bonnes pratiques restent essentielles. Si vous voulez gérer vos identités numériques, pensez à intégrer votre carte via des solutions compatibles et à lire des guides pratiques pour l’usage sécurisé du téléphone.
Pour la migration des données, des ressources existent pour transférer vos conversations et contenus sans douleur ; par exemple, des tutoriels pour le transfert WhatsApp ou la gestion des sauvegardes sont utiles pour qui change de smartphone. Et si vous souhaitez personnaliser Android, des guides pour transformer un smartphone Android ou optimiser le stockage peuvent éviter de se perdre dans des configurations incomplètes.
Liste pratique : situations où le Titan 2 peut exceller
- Rédaction intensive d’e-mails et notes rapides grâce au clavier physique.
- Usage en mobilité avec besoin de connectivité fiable (5G).
- Professionnels cherchant un appareil discret, orienté productivité.
- Utilisateurs nostalgiques voulant un objet au design marqueur.
- Développeurs et testeurs souhaitant un form factor différent pour apps.
Si votre critère principal est la photo de smartphone ou le maximum de pixels, il existe mieux ailleurs. Mais si vous voulez un outil qui change la manière dont vous interagissez avec votre téléphone mobile, le Titan 2 propose une vraie alternative. Insight : productivité et sécurité passent par l’usage réfléchi, pas par la nostalgie seule.
Campagne, marché et perspectives : pourquoi les fans répondent présent
Regardons les chiffres : la campagne lancée le 24 juin a visiblement tapé dans un terreau fertile. L’objectif initial de 100 000 $ a été dépassé rapidement, et la cagnotte a franchi la barre des 800 000 $. Ce n’est pas seulement un effet d’annonce ; c’est la preuve d’une demande latente. Les backers cherchent un produit qui combine identité et utilité. Le prix de lancement de 269 $ aide à transformer la curiosité en engagement.
Sur le marché, on observe plusieurs tendances qui expliquent ce succès : d’une part, une envie de se démarquer des grands écrans ; d’autre part, une niche claire pour les appareils orientés productivité. Des initiatives précédentes ont tenté de ressusciter des concepts emblématiques, et certaines ont trouvé leur public — voir des tentatives similaires pour d’autres téléphones iconiques. Le Titan 2 s’inscrit dans cette lignée, mais avec une approche pragmatique : composants modernes, Android à jour, et une attention au prix.
Il y a toutefois des risques : la promesse de mises à jour sur le long terme, la qualité de la chaîne logistique, et la capacité d’Unihertz à tenir les délais. La livraison annoncée pour octobre 2025 est un jalon, mais la suite dépendra de la capacité de la marque à assurer support et évolutions. Les backers le savent : soutenir une campagne, c’est accepter un peu d’incertitude.
Pour ceux qui hésitent encore, divers articles et guides aident à comparer et à préparer la transition vers un nouveau téléphone. Des ressources pratiques existent pour effacer les cookies sur un smartphone, transférer des conversations WhatsApp, ou optimiser le stockage — autant de petits travaux nécessaires quand on change d’appareil.
Enfin, la dimension culturelle compte : la résurrection d’un design emblématique dit quelque chose sur notre rapport à la technologie. Il y a une élégance à remettre en production un objet qui a marqué des usages. Mais comme pour toute innovation industrielle, l’important reste l’usage. Si le Titan 2 force un peu plus d’usage réfléchi — taper moins, écrire mieux, réduire les distractions — alors il aura rempli sa mission. Insight : au-delà du gadget, c’est la capacité à fournir un outil utile et suivi qui décidera de son héritage sur le marché.


Le Titan 2 fonctionne-t-il avec toutes les applications Android modernes ?
Oui : il tourne sous Android 15, ce qui lui donne accès à la vaste majorité des applications du Play Store. Quelques applications optimisées pour très grands écrans peuvent nécessiter des ajustements, mais l’écosystème est globalement compatible.
Le clavier physique vaut-il l’apprentissage nécessaire pour être plus productif ?
Pour beaucoup, oui. Le clavier rétroéclairé et programmable accélère la rédaction et réduit les micro-frictions. Il faut prévoir une période d’adaptation pour maîtriser les gestes et les raccourcis, mais les gains sont tangibles pour des tâches répétitives.
La campagne de financement signifie-t-elle un risque pour la qualité ou les délais de livraison ?
Comme pour toute campagne participative, il existe des risques. Unihertz a fixé la livraison à partir d’octobre 2025 ; la clé sera la transparence post-livraison et la capacité à assurer des mises à jour logicielles. Les premiers retours des backers seront utiles pour évaluer la robustesse du projet.
Peut-on garder son smartphone actuel et tester un clavier physique autrement ?
Oui. Si vous hésitez à changer de téléphone, des solutions comme la coque Clicks ajoutent un clavier physique à votre appareil existant et permettent d’expérimenter cette interaction sans migrer.
