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    Corsair Warthog : le boîtier C70 mythique renaît au Computex

    Fabien DouéPar Fabien Doué14 juin 2026Aucun commentaire4 Minutes de Lecture
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    Corsair a décidé de faire un bond de quatorze ans en arrière, et c’est la meilleure nouvelle hardware du Computex 2026. Le constructeur californien ressuscite son boîtier PC légendaire Vengeance C70 sous un nouveau matricule : Warthog. Un nom de phacochère, un look de caisse de munitions, et une philosophie qui sent bon le PC building à l’ancienne.

    Quatorze ans après, le mythe se réveille

    Le Vengeance C70, sorti en 2012, était ce boîtier improbable qui ressemblait à une cantine militaire croisée avec un boîtier de transport pour matériel sensible. Boutons power et reset façon cockpit d’avion de chasse, poignées de transport intégrées, acier renforcé : à une époque où le boîtier PC commençait tout juste à se prendre pour un objet design, le C70 n’en avait rien à faire. Il est devenu culte.

    En juin 2026, au Computex de Taipei, Corsair a dévoilé son successeur. Le Warthog reprend cette esthétique militaro-industrielle sans compromis, mais cette fois sur une base technique éprouvée : le Frame 4000D, un boîtier milieu de gamme bien noté lancé en 2025. Le message est clair : le look est radical, pas le châssis. Une stratégie prudente qui permet à Corsair de capitaliser sur un châssis déjà validé par la presse et les utilisateurs, tout en se faisant plaisir sur le design extérieur.

    Intérieur d'un PC gaming haute performance avec watercooling, illustration d'un boîtier PC moderne
    Le Warthog reprend les codes du boîtier gaming moderne (watercooling, airflow optimisé) avec une robe militaire.

    Du C70 au Warthog : une filiation militaire assumée

    Le design ne fait pas dans la demi-mesure. Deux coloris au lancement : noir et olive, pour rester dans le thème. Le bouton reset est placé sous une cloche de protection à deux ergots anti-manipulation, comme sur un tableau de bord d’A-10 Thunderbolt II, l’avion dont le boîtier tire son nom. Corsair assume la référence jusqu’au bout : le Warthog, c’est le surnom de l’A-10 dans l’US Air Force.

    Détail malin : une petite LED d’éclairage à l’arrière du panneau I/O, activable via un switch dédié. Si vous avez déjà essayé de brancher un câble USB derrière votre tour dans la pénombre, vous savez exactement pourquoi ce détail existe. C’est le genre de feature qu’on ne demande pas, mais qu’on ne peut plus lâcher une fois qu’on l’a testée. À quand la généralisation sur tous les boîtiers du marché ?

    Treize ventilateurs, deux variantes, une obsession : le flux d’air

    Corsair ne plaisante pas sur le refroidissement. Le Warthog accepte jusqu’à treize ventilateurs de 120 mm et plusieurs radiateurs de 360 mm, grâce au système InfiniRail qui permet de positionner ventilos et watercooling avec une flexibilité quasi totale. La face avant perforée maximise l’admission d’air, et le poids annoncé, sensiblement supérieur au Frame 4000D, est le prix à payer pour la farandole de plastique décoratif qui habille l’ensemble.

    Deux variantes sont prévues. Le Warthog standard est livré nu, sans ventilation : Corsair parie que les builders préfèrent choisir leurs propres ventilos. La version RS embarque d’office deux ventilateurs RS200 de 200 mm à l’avant et un RS120 de 120 mm à l’arrière, tous conçus pour une connexion directe à la carte mère. Deux philosophies dans un même châssis, et le choix laissé à l’utilisateur, ce qui reste la marque de fabrique du milieu de gamme bien pensé.

    Un intérieur pensé pour les builders

    À l’intérieur, Corsair a glissé quelques trouvailles qui facilitent la vie. La plaque de montage de la carte mère est percée façon pegboard : on peut y fixer des serre-câbles, des guides, des accessoires sans percer ni bricoler. Le système RapidRoute 2.0 canalise le câblage proprement, et un bracket anti-sag est inclus pour soutenir les cartes graphiques les plus lourdes. Compatibilité reverse-connector au passage, pour ceux qui montent des configurations ultra-propres avec les dernières cartes mères du marché.

    Côté connectique, la façade inférieure propose trois ports USB-A 3.2, un USB-C, une prise casque et le fameux bouton reset sous cloche. Le panneau arrière bénéficie de la LED d’appoint. Rien de superflu, tout ce qu’il faut. La carte graphique trouve sa place jusqu’à 430 mm de longueur sans ventilateur avant, ce qui couvre la quasi-totalité des GPU actuels, y compris les modèles les plus encombrants.

    Le Warthog sera disponible en Europe dès le mois d’août. Aux États-Unis, Corsair annonce un prix d’environ 189 dollars, le tarif français reste à confirmer, mais il devrait logiquement se situer sous la barre des 200 euros pour la version standard.

    On n’est pas obligé d’aimer le look, c’est d’ailleurs tout l’intérêt du Warthog. Dans un marché où 90 % des boîtiers se ressemblent (panneau vitré, RGB jusqu’à la nausée, mesh blanc minimaliste), ce retour assumé au brutalisme militaire est une déclaration. Pas sûr que ça plaise à tout le monde. C’est justement pour ça que ça existe.

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    Un passionné de tech qui suit l'actualité geek de près ! Je suis aussi formateur en robotique et en IA.

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