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    RTX Spark Cinebench : le CPU ARM Nvidia livre ses scores

    Fabien DouéPar Fabien Doué21 juillet 2026Aucun commentaire5 Minutes de Lecture
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    La toute première puce ARM de Nvidia, baptisée RTX Spark, vient de faire son apparition dans Cinebench 2026. Les scores sont solides sans être ébouriffants, mais le verdict final attendra les versions de production et surtout la partie graphique, qui promet de faire mal.

    Dévoilée au Computex sous le nom de code N1X (puis officiellement RTX Spark fin mai), la première incursion de Nvidia dans le monde des SoC ARM pour PC livre ses premiers chiffres publics. Une capture d’écran repérée sur le forum de TechPowerUp dévoile les performances de ce processeur 20 cœurs embarqué dans un prototype de Microsoft Surface Laptop Ultra. Le benchmark a été réalisé sous Windows 11, confirmant l’intégration logicielle de la plateforme.

    Pour Nvidia, l’enjeu est clair : concurrencer à la fois Qualcomm sur le terrain Windows-on-ARM et Apple sur le segment des puces unifiées performantes. L’entreprise a jusqu’ici dominé le marché du GPU discret, mais le virage ARM représente un changement de paradisme comparable à celui qu’Apple a opéré avec ses puces Silicon en 2020.

    Vingt coeurs ARM taillés pour Windows

    Sur Cinebench 2026, la puce atteint 540 points en monocœur et 5 771 points en multicœur. Des résultats qui la placent au niveau des Ryzen AI Max+ 395 d’AMD et des Core Ultra X9 388H d’Intel. Pas mal pour une première génération, mais la concurrence ARM ne dort pas. Le Snapdragon X2 Elite (XE-88-100), testé dans le Galaxy Book6 Edge, grimpe à 634 points en monocœur et 6 091 en multicœur. Apple garde une avance confortable avec son M4 Max : 707 et 7 907 points respectivement, selon les benchmarks consolidés par plusieurs médias spécialisés (Wccftech, Notebookcheck).

    La partie CPU intègre 20 cœurs, mais le benchmark Cinebench ne sollicite que ceux-ci. Or, la véritable force de la RTX Spark réside ailleurs : ses 6 144 cœurs CUDA, logés dans la partie graphique, représentent le même quota qu’une RTX 5070 de bureau. C’est sur ce terrain que Nvidia entend creuser l’écart face à Qualcomm et Apple pour les charges de travail créatives et l’inférence IA locale.

    Un benchmark de pré-production à prendre avec des pincettes

    Comme le rappellent plusieurs sources (igor’sLAB, HardwareCooking), ces chiffres proviennent d’un prototype avec un micrologiciel de pré-lancement. La fréquence de 1,01 GHz reportée par le logiciel est très probablement erronée. Les identifiants génériques du type « JMVW0A-Generic-CPU » confirment une plateforme non finalisée. Les performances finales pourraient grimper significativement avec des drivers optimisés et un firmware mature, un scénario classique pour les puces en phase de validation.

    La version commerciale finale pourrait rivaliser avec les futures générations Intel Panther Lake ou AMD Strix Halo. En revanche, les architectures déjà matures de Qualcomm (Snapdragon X2 Elite) et Apple (M4 Max) sont des cibles ambitieuses pour cette première itération, reconnaissent les analystes du secteur. Nvidia n’en est pas à son premier coup d’essai en matière de SoC : l’expérience accumulée avec Tegra (automobile, Nintendo Switch) et sa plateforme Jetson (edge computing) lui donne une base technique solide.

    Le GPU fera vraiment la différence

    Si le CPU retient l’attention des amateurs de benchmarks, c’est bien le GPU qui constituera l’argument massue de la plateforme RTX Spark. Les 6 144 cœurs CUDA promettent des performances sérieuses en rendu 3D, montage vidéo et traitement photo. Pour les développeurs et les créateurs de contenu, c’est potentiellement une station de travail portable capable de faire tourner des modèles d’IA locale que les autres puces ARM peinent à exécuter.

    Nvidia oriente clairement cette plateforme vers l’inférence IA et les charges professionnelles. Les PC équipés de RTX Spark sont présentés comme des postes de travail compacts pour le traitement local des données, avec une mémoire unifiée pouvant atteindre 128 Go selon les premières spécifications communiquées au Computex. La compatibilité avec l’écosystème CUDA et les outils de développement Nvidia (TensorRT, NeMo) constitue un avantage compétitif difficile à reproduire pour Qualcomm ou Apple.

    Les premiers appareils grand public sont attendus pour le second semestre 2026, portés par Microsoft (Surface Laptop Ultra) et d’autres constructeurs partenaires. Le prix de ces machines reste une inconnue, mais les analystes anticipent un positionnement premium, autour de 1 500 à 2 500 dollars, similaire aux offres Apple et aux PC Copilot+ haut de gamme.

    Pour les développeurs et les entreprises qui investissent dans l’IA locale, la RTX Spark représente une alternative crédible aux solutions existantes. La promesse de Nvidia est simple : exécuter des modèles de langage jusqu’à 120 milliards de paramètres directement sur la machine, sans passer par le cloud. Un argument de poids pour les secteurs où la confidentialité des données et la latence sont critiques, comme la santé, la finance ou la défense.

    Reste à savoir si Microsoft parviendra à convaincre les développeurs d’adopter massivement Windows-on-ARM. Les efforts de Redmond avec l’émulation Prism et les incitations pour les éditeurs portent leurs fruits, mais le chemin est encore long pour rattraper l’écosystème logiciel x86. La RTX Spark de Nvidia pourrait bien être le catalyseur qui manquait à ce basculement historique.

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    Un passionné de tech qui suit l'actualité geek de près ! Je suis aussi formateur en robotique et en IA.

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